La liberté à géométrie variable des États selon la Commission européenne

Communiqué de presse de Sophie Montel, Mireille d’Ornano et Dominique Bilde

Lorsqu’il s’agit d’énergie, de monnaie, d’économie publique ou d’action environnementale, la technocratie de Bruxelles considère que les États-nations sont incompétents. Mais lorsque la Commission européenne doit se prononcer sur des sujets urgents de santé publique, d’immigration et est interrogée sur l’efficacité de son action, les États européens deviennent le seul échelon de l’action possible.

Le 27 février 2015, la Commission européenne a montré qu’elle était incompétente et inefficace malgré les grands discours théoriques et les ordres donnés aux peuples d’Europe, en répondant à la question écrite posée par Mireille d’Ornano, Dominique Bilde et Sophie Montel, députés du Front national au Parlement européen.

Les députés patriotes ont interrogé la Commission européenne sur le contrôle des cas de contamination par le virus Ebola effectué ou non dans les centres de rétention administrative, sachant que l’Union européenne se targue d’être à la pointe de la précaution sanitaire la plus poussée.

Le commissaire Avramopoulos chargé de « la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté » a fourni cette courte réponse: « En ce qui concerne le niveau des contrôles médicaux effectués aux frontières extérieures de l’UE et dans les structures d’accueil afin de prévenir la propagation du virus Ebola, il appartient aux autorités sanitaires des États membres de déterminer, le cas échéant, les mesures qu’il convient de prendre pour vérifier si une personne est contaminée et éviter toute nouvelle propagation du virus ».

Le commissaire assume donc clairement que les États membres sont non seulement compétents pour assurer les contrôles aux frontières mais aussi habilités à réaliser cette tâche selon leurs critères et avec leur administration. Outre la liberté à géométrie variable accordée aux États, les eurocrates quittent le navire lorsqu’il s’agit pour l’Union européenne de prendre ses responsabilités. Mireille d’Ornano est intervenue dans ce sens en séance plénière à Strasbourg le mardi 10 mars 2015.

La seule alternative réaliste pour maintenir le cap de notre sécurité et de la protection du peuple français est la souveraineté et l’indépendance de la France dans sa coopération avec les pays voisins.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *